Contexte socio-économique

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Bien que la région soit en partie constituée d’aires de nomadisme, Zaouiet El Fegouss n’en fait pas partie. Les habitants ne sont ni Berbères ni Touaregs. Ils parlent arabe et sont musulmans. Ils construisent leurs maisons avec des parpaings de terre juste séchés au soleil. Les enfants peuvent aller à l’école dans le village, mais quand il s’agit d’aller au collège ils doivent se rendre dans la ville à 5 kilomètres.

Désertification et ensablement.

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L’école maternelle construite par l’association Ennour.

Sur ces terres déjà arides, la sécheresse accélère l’érosion des sols et laisse grandir le désert. La province de Zagora, en plus d’être enclavée, doit faire face à des problèmes d’ensablement qui engloutissent les habitations, les routes et les cultures.

Les objets en poterie quant à eux ont peu à peu été détrônés par les ustensiles en plastique, un plastique indestructible, pratique dans un premier temps, mais rapidement toxique pour l’environnement.

Exode rural et émigration.

Comme toute la province, le village est touché par un phénomène d’exode rural accru : les jeunes en mal de perspectives d’avenir et de réussite sociale, migrent vers les grandes villes où les guettent le chômage et la précarité.

Dans les quartiers défavorisés de la capitale économique, Casablanca, la pauvreté les entraîne tristement vers les extrêmes, alternatives désespérées d’une jeunesse qui a perdu ses rêves, ses espoirs et qui se sent livrée à elle-même.

Pauvreté et chômage rendent bien certains jeunes vulnérables au point d’opter pour des solutions aussi suicidaires que des actes terroristes ou l’émigration clandestine à bord d’embarcations de fortune vers Ie Détroit de Gibraltar ou les Iles Canaries. >>>

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